La réduction du temps de travail : faisabilité et structure du marché de l'emploi

(1996) Troisième congrès “la Wallonie au futur” — Location: Liège (1995)

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Depuis le début du siècle, le temps de travail diminue en moyenne de un pourcent par an dans les pays industrialisés. Cette réduction séculaire permet d'absorber un tiers du progrès technique sous forme de "temps retrouvé", et donc d'amélioration de la qualité de la vie. A partir du moment où les acteurs économiques ont pris conscience du caractère structurel et relativement permanent de la hausse du taux de chômage (voir annexe statistique), des propositions d'accélération de la diminution du temps de travail ont émergé. Ces propositions sont en général assorties de calculs comptables visant à montrer la faisabilité de la mesure. Dans cette note, tentons de dépasser les calculs purement comptables fait sous l'hypothèse "toutes autres choses égales par ailleurs" en prenant en compte le comportement stratégique des acteurs sociaux. Nous analysons dans un premier temps les raisons pour lesquelles les propositions de réduction massive et impérative du temps de travail n'ont pas été suivie jusqu'à présent. Dans un deuxième temps, nous établissons quelques liens entre le temps de travail et les caractéristiques du marché du travail en Belgique. Dans cette optique, nous formulons une série de propositions visant à combiner une diminution progressive et négociée du temps de travail avec une réduction des externalités liées à la structure institutionnelle du marché du travail.
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Citations

De la Croix, D. (1996). La réduction du temps de travail : faisabilité et structure du marché de l’emploi. In Quevit, Michel (ed.), La Wallonie au Futur : Quelles stratégies pour l’emploi : Actes du Congrès (p. p. 69-78). Institut Jules Destrée. https://hdl.handle.net/2078.5/226241