Dès le début des années 2000, l'Organisation Mondiale de la Santé invite les gouvernements à promouvoir la santé mentale de leurs citoyens, et en propose une conception spécifique ainsi que des solutions thérapeutiques et politiques, parmi lesquelles la participation des usagers. Progressivement, les recommandations de l'OMS intègrent le discours politique belge. Il faut pourtant attendre 2005 pour qu'elles trouvent une expression tangible, au sein d'un dispositif d'action publique. Celui-ci comprend deux niveaux. D'une part, des projets locaux au sein desquels professionnels et usagers expérimentent les conditions de travail en réseaux de soins. D'autre part, un volet transversal où les représentants des projets partagent les enseignements issus de pratiques novatrices, afin de les inscrire au sein de recommandations destinées aux décideurs politiques. Au travers d'une étude de cas portant sur le volet transversal, nous nous proposons de confronter cette conception de la santé mentale, ainsi que le discours sur la participation qui l'accompagne, aux pratiques qui se déploient dans leur sillon. Combinant analyse documentaire, entretiens semi-directifs et observations, cette étude de cas nous autorise effectivement à décortiquer les ressorts d'un processus de participation, et à interroger le recours aux savoirs d'expérience, son utilité, et son utilisation.
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Uliège
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Thunus, S. (2011). Le champ de la santé mentale en Belgique à l’épreuve de la concertation : entre participation politique et politique de la participation. Journée d’études sur les effets de la participation, Paris, France. https://hdl.handle.net/2078.5/126184