Le but de cet article est de montrer comment l'on peut intégrer dans un même modèle les développements récents sur la formation des prix et des salaires d'une part, et les apports de la théorie du déséquilibre d'autre part. Le modèle proposé est essentiellement un modèle à trois biens (biens produits, travail et monnaie) et deux marchés (biens et travail), auquel on ajoutera l'énergie afin d'illustrer les conséquences d'un choc pétrolier. Les prix sont fixés par des entreprises en concurrence monopolistique, les salaires par le syndicat des travailleurs. On détermine dans ce schéma les valeurs d'équilibre du taux de chômage, du taux d'utilisation des capacités et de la proportion d'entreprises contraintes par les débouchés. On analyse successivement les équilibres à court terme (capacité de production, prix et salaires fixes), moyen terme (capacité de production fixe ; prix et salaires endogènes) et long terme (prix, salaires et capacité de production endogènes). On verra en particulier qu'une proportion élevée d'entreprises contraintes par les débouchés ne signifie nullement qu'une politique de relance puisse résorber le chômage.
Sneessens, H. R. (1991). Contraintes de débouchés, capacités de production et chômage dans un modèle macroéconomique avec concurrence imparfaite (Working Papers Institut des sciences économiques 9111). https://hdl.handle.net/2078.5/281365