Les épopées et les martyrologes évoquant la résistance font parfois oublier que son histoire est autant tissée de soucis quotidiens que de bravoure et de drames. Le problème du financement est un de ces tracas. Il est d'autant plus volontiers éludé que l'argent cadre mal avec les représentations de l’héroïsme. Lorsqu'en plus il est associé à l'espionnage, il achève de rendre cette activité un peu trouble totalement suspecte. pourtant, la préoccupation financière a bel et bien été au cœur de l'activité résistante, et notamment des services de renseignements.
Debruyne, E. (2004). Le nerf de la guerre secrète. Le financement des services de renseignements en Belgique occupée, 1940-1944. Cahiers d’Histoire du Temps Present, 13-14, 223-265. https://hdl.handle.net/2078.5/243804 (Original work published 2004)