Lancé à la Sorbonne en 1998, confirmé un an plus tard dans la ville dont il a pris le nom, le processus de Bologne visait initialement à réformer l’enseignement supérieur des pays européens pour lui permettre de devenir plus attractif par rapport à celui des États-Unis. Soutenu immédiatement par la Commission européenne, que ses initiateurs avaient d’abord tenté d’écarter, le processus a rapidement connu un engouement qui a surpris tous les observateurs. L’influence de l’architecture de Bologne a dépassé les frontières de l’Europe pour toucher toutes les autres régions du monde ; elle a bien sûr atteint aussi les universités africaines. Les réformes qu’elles doivent mener pour s’aligner sur le modèle de Bologne sont considérables. Cet article cherche à identifier à la fois les raisons pour lesquelles elles peuvent trouver des avantages divers à réaliser cet alignement et l’intérêt que cela pourrait représenter pour les universités européennes d’entrer en dialogue avec elles sur les critères de qualité et les modes de connaissance.
Affiliations
FUCaMSciences Politiques, Sociales et de Communication
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Charlier, J.-E., & Croché, S. (2010). L’inéluctable ajustement des universités africaines au processus de Bologne. Revue française de pédagogie. https://hdl.handle.net/2078.5/208786