(fr) La notion de décroissance constitue l'objet central de cette recherche. Apparue initialement dans les années 1970 et ravivée dès 2001, elle offre symboliquement, théoriquement et concrètement un contrepied fertile et radical vis-à-vis du système socio-économique contemporain. Dans cette optique, elle ne s’ancre plus principalement dans une perspective économique, mais bien sociale, en questionnant notamment la reliance : le lien entre les humains, le lien entre l’humain, lui-même et ce qui le transcende, et le lien entre l’humain et son environnement. Par une immersion du chercheur ainsi qu’une double analyse synchronique et diachronique, nous mettons également en évidence son cycle de vie, sa "grammaire", ses dimensions structurantes; l'ensemble synthétisé dans une carte du territoire de la pensée. Au départ de celle-ci, la confrontation de l'analyse aux acteurs collectifs de terrain permet ensuite de raffiner le propos, de questionner la manière d'être militant aujourd'hui, et d'envisager la place de l'acteur dans cette proposition d'utopie concrète. Notre ancrage dans l'épistémologie de la complexité et de la transdisciplinarité offre enfin la possibilité d'explorer - dans un registre plus poétique - la proposition de cheminement vers la nouvelle Terre que porte la décroissance.
Lievens, L. (2015). La decroissance comme mouvement social ? Discussion theorique, perspective critique et analyse sociologique de l’action militante. https://hdl.handle.net/2078.5/88583