Ce sujet nous a été inspiré par notre intérêt récent pour les modes d'expression qu'emprunte la mystique féminine et leur rapport vis-à-vis de la hiérarchie ecclésiale. La méthodologie ici appliquée s'inspire d'une analyse "actionnaliste" telle que définie par Alain Touraine, par laquelle on confrontera les prises de position relatives des acteurs dominants et dominés par rapport à l'idéologie (religieuse) du groupe. À l'arrière-plan de cette analyse transparaît une réflexion plus large, que nous menons actuellement au F.N.R.S., sur les formes et les structures du sacré chrétien durant le haut Moyen Âge et le dégagement progressif d'un concept de sainteté. Mais la question initiale de cet article se cristallise plus particulièrement autour de la personnalité exceptionnelle d'Hildegarde de Bingen (1098-1179).
Van Overbeke, P. (1999). “Mulieres in ecclesiis taceant” (1 Cor 14:34). Du rôle de la femme dans la création musicale au Moyen Âge. In GUBIN, Eliane (ed.), Femmes artistes (p. p. 81-113). Groupe interdisciplinaire d’Etudes sur les femmes de l’Université libre de Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/219911