INFORMATIONS CLEFS : Le but de la fixation des prothèses fémorales est le transfert des charges entre la tête fémorale et le fémur. Ce transfert doit remplir plusieurs conditions, notamment : − être rapide, afin que le patient puisse marcher dès que possible ; − être aussi proximal que possible, afin de minimiser les effets de « stress-shielding » ; − ne pas générer des débris pouvant activer l’activité des ostéoclastes et provoquer ainsi une résorption osseuse localisée ; − permettre une fixation à long terme, idéalement durant plusieurs décennies; − ne pas prolonger excessivement le temps opératoire ; − ne pas générer de douleurs -− La longévité de l’implant va essentiellement dépendre de la technique chirurgicale. Celle-ci doit être rigoureuse et maîtrisée par l’opérateur. Il faut distinguer deux types de fixation : la fixation cimentée et la fixation non cimentée. La fixation cimentée offre une stabilité primaire optimale et est donc favorisée chez les patients âgés. La fixation non cimentée offre une stabilité primaire grâce à la forme de l’implant mais la fixation définitive de l’implant se fera par interaction entre la surface de l’implant et l’os (stabilité secondaire).
Rieker, C., & Van Cauter, M. (2015). Prothèse totale de hanche (PTH) : Fixation des prothèses fémorales. In Xavier Banse, Olivier Barbier, Olivier Cornu et Pierre-Louis Docquier (ed.), Orthopédie pratique : Le bon diagnostic pour le bon traitement (p. p. [1-9]). Université catholique de Louvain - Ecole d’orthopédie. https://hdl.handle.net/2078.5/92424