La Belgique constitue une terre d’accueil pour les entreprises multinationales, qui y occupent un rôle économique majeur en matière d’investissement, de revenu et d’emploi. En 2015, selon les chiffres préliminaires de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le niveau des investissements directs étrangers à destination de la Belgique figurait dans le top dix du classement parmi les 35 pays membres de l’Organisation ; en 2011, le montant de ces investissements avait même atteint la seconde place, juste derrière les États-Unis. Incontestablement, le fait d’être un acteur de première ligne dans l’activité économique d’un pays confère aux entreprises multinationales une dimension politique dans celui-ci. À travers le spectre de la délocalisation, ces entreprises exercent inévitablement une influence sur les institutions réglementant le marché du travail, mais également sur les relations et les pratiques d’emploi, dans les pays où elles développent leurs activités. L’OCDE rappelle que, si les investissements directs étrangers reflètent la capacité d’un pays à attirer les investisseurs étrangers, ils impliquent également « l’existence d’une relation à long terme entre l’investisseur et l’entreprise, avec un niveau d’influence significatif sur la gestion de l’entreprise »
Van den Broeck, M. (2016). Les pratiques de salaire variable dans les entreprises multinationales en Belgique. Courrier hebdomadaire / Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques, 22(2307), 5-50. https://doi.org/10.3917/cris.2307.0005 (Original work published 2016)