Fait mandé et rémission à Namur, XIVe-XVIe siècles

Musin, Aude
(2007) Preferant misericorde a righeur de justice. La place de la grâce et de la peine capitale dans la justice aux Pays-Bas (XIIIe-XVIIe siècles) — Location: Louvain-la-Neuve (15.October.2007)

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  • Musin, AudeUCLouvain
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Dans différentes villes des Pays-Bas (Namur, Nivelles, Mons, Douai) est attestée l’existence de la pratique du « fait mandé », soit l’autodénonciation d’une agression physique dans un délai limité. A Namur, les auteurs de violence physique (mortelle ou non) recourent largement à cette pratique qui leur permet d’espérer une peine modérée, le fait mandé pouvant être considéré comme un « beau fait », de ce fait excusable. Par ailleurs, à partir de la seconde moitié du XVe siècle, les archives gardent trace du recours par les Namurois à la rémission du prince, essentiellement pour homicide. Le discours développé dans la lettre de rémission et dans le fait mandé présentent de multiples analogies. Quelles sont les interactions qui ont pu exister entre ces deux pratiques? Y a-t-il concurrence entre elles, ou au contraire complémentarité ? Comment interpréter le choix par les auteurs d’homicide de recourir à l’une ou l’autre pratique ? Enfin, une pratique prend-elle le pas sur l’autre au cours du temps ?
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Musin, A. (2007). Fait mandé et rémission à Namur, XIVe-XVIe siècles. Preferant misericorde a righeur de justice. La place de la grâce et de la peine capitale dans la justice aux Pays-Bas (XIIIe-XVIIe siècles), Louvain-la-Neuve. https://hdl.handle.net/2078.5/200170