(fr) Afin de pallier le caractère lacunaire des sources relatives aux pratiques funéraires de l’âge du Bronze crétois, cette thèse de doctorat se penche sur un aspect négligé des données disponibles, à savoir la place attribuée aux tombes dans le paysage des époques prépalatiale, protopalatiale et néopalatiale (env. 3100-1450 av. J.-C.). La localisation des sites funéraires est en effet le résultat d’une activité consciente et réfléchie à travers laquelle les vivants construisent et réaffirment leur attitude envers la mort et les morts. Les systèmes d’information géographique ont été mis à contribution dans le but de mieux cerner les paramètres ayant influencé la localisation des cimetières minoens. La distribution géographique et chronologique des différents types de tombes, la question de la proéminence topographique et visuelle des sites funéraires, les relations spatiales entre cimetières et habitat, ainsi que la position occupée par les tombes circulaires le long des voies de communication ont ainsi été examinées. Les résultats des analyses spatiales illustrent l’existence d’importantes variations dans la localisation des différents types de tombes, soulignant de ce fait la variabilité des rôles joués par les défunts et les pratiques funéraires dans les différentes régions de l’île entre le début de l’âge du Bronze et la destruction des seconds palais minoens.
Déderix, S. (2014). The Minoan funerary landscape : a study of spatial relationships between the world of the dead and the living in Bronze Age Crete (ca. 3100-1450 BC). https://hdl.handle.net/2078.5/48919