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Regardscroisessurlaviolenceentrepartenairesintimes_2022.pdf
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La recherche a montré combien la part des homicides dont les victimes sont des femmes (dans l’ensemble des homicides), replacée dans le total des 150 à 200 homicides annuels, représente un problème social d’autant plus considérable qu’il s’exerce le plus souvent dans le cadre domestique ou familial, a priori protégé de la violence. Entre 1886 et 2016, la part des femmes victimes (parmi l’ensemble des victimes d’homicide) évolue de 31 à 41 % tout en diminuant en effectifs dans un contexte de croissance démographique. Ce qui accrédite le constat du déclin de l’homicide plus prononcé pour les hommes que pour les femmes. En raison de l’absence d’un recueil de données systématique sur les faits, les circonstances, l’historique des violences entre partenaires intimes, le contexte économique, social et culturel de la relation mortelle, disponible pour le public pour prendre la mesure des tendances statistiques du phénomène, les chercheurs ont dû recourir au croisement de différentes sources de données (chiffres issus de la banque de données des parquets correctionnels, des bulletins de décès, des chiffres policiers, et du report dans la presse quotidienne). Cette technique ne permet cependant pas de retrouver les chiffres originaux et leur contexte de production.
Affiliations

Citations

Rousseaux, X., Sanderson, J.-P., Plavsic, A., & Eggerickx, T. (2022). Du drame conjugal au féminicide. Comment construire une approche fiable de l’homicide entre partenaires intimes. In Charlotte Vanneste, Catherine Fallon, Fabienne Glowacz, Anne Lemonne, Isabelle Ravier (éds) (ed.), Regards croisés sur la violence entre partenaires intimes (Les Cahiers du GEPS, p. 259 p.). Politeia. https://hdl.handle.net/2078.5/27913