Le présent ouvrage apporte une contribution majeure aux débats contemporains en théorie politique.Son analyse juridico-philosophique, et en cela unique, du problème de la gouvernance réflexive en termes d'apprentissage collectif vise à définir les conditions requises pour une politique responsable de l'intérêt public. Cet effort comporte deux enjeux: premièrement, il s'agit de montrer en quoi une approche théorique solide du concept de droit dépend d'une ouverture de la théorie du droit au débat sur la gouvernance dans les sciences sociales. Le deuxième enjeu consiste à amener les théoriciens du droit comme de la démocratie à reconnaître les implications des nouvelles formes de gouvernance consécutives au tournant pragmatiste des sciences sociales et à mettre ainsi l'accent sur l'importance de la formation collective des identités d'action dans les processus de gouvernance. En réalisant ce second objectif, les auteurs tentent non seulement de dépasser les limites des approches économique et délibérative, mais également de radicaliser les perspectives initiées par le néo-institutionnalisme et par le néo-pragmatisme en proposant une approche originale, dite génétique, de l'apprentissage social, centrée sur la transformation des acteurs collectifs.