Au Moyen Âge et à la Renaissance, l’art de la mémoire connaît une diffusion de grande ampleur, notamment à travers la relecture de la psychologie aristotélicienne, de la rhétorique cicéronienne et de la médecine galénique. À la fin du XIIIe siècle, mais surtout au xive et au xve, le traité d’art de la mémoire se codifie en fonction de son lectorat privilégié : l’étudiant du premier cycle universitaire, le trivium. Notre publication présente le profil de l’étudiant que les traités d’art de la mémoire, pour la plupart inédits, laissent apparaître en creux. De l’étudiant idéal à l’apprenti revêche, du disciple monastique au lecteur peu scrupuleux, elle s’intéresse au destinataire réel ou fantasmé des traités d’art de la mémoire et sur les fins auxquelles il est parfois mis en scène et caricaturé.
Virenque, N. (2019). Qui est celui qui apprend ? Figures de l’étudiant dans les traités d’art de la mémoire au Moyen Âge et à la Renaissance. Motifs, 3, 19-28. https://hdl.handle.net/2078.5/242158 (Original work published 2019)