L’évocation contemporaine du commun, dans ses multiples acceptions, montre comment le droit s’articule désormais à l’environnement sous un jour nouveau, du moins dans l’imaginaire collectif et là où la société civile a une capacité d’expression. La présente contribution saisit des éléments d’actualité qui, mis côte à côte, participent à l’écriture d’un même récit cohérent, ou le pourraient du moins. Celui de la nature consacrée comme commun à protéger et à laisser accessible, pour l’humain et pour elle-même. L’approche convoque les notions d’accès et d’usage, de communautés et de gouvernance, ainsi qu’un rapport aigu au temps qui passe et à l’espace qui se réduit. L’équation des communs n’a de sens que s’il reste encore quelque chose à garder ou sauvegarder, entre terre, air et mer.
Misonne, D. (2026). Le commun environnemental Des plages de Sharm-el-Sheikh aux rives de l’Escaut. In Mona Géradin, Paul Gillibert (ed.), Partager la Terre. Quelle écologie politique pour un monde commun ? (Presses universitaires de Saint-Louis, pp. 139-149). Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles. https://doi.org/10.4000/161iz