(fr) Cette thèse interroge les formes actuelles de l’enseignement des langues scolaires, le français et l’arabe, à l’aide du texte littéraire, dans le cycle secondaire marocain. Elle étudie la professionnalité enseignante au quotidien, qu’elle décrit afin d’en expliciter les principaux ressorts. Sont ainsi balisés les contextes institutionnels et académiques et analysés les finalités didactiques dans leur rapport à la délimitation des objets d’enseignement et aux modes de transmission. La perspective interdidactique adoptée répond au caractère double de l’objet d’étude, l’enseignement de la lecture littéraire en classe d’arabe et en classe de français. Trois voies ont été explorées : (a) Dans les classes de français et d’arabe, quels gestes didactiques communs sont mis en oeuvre ? (b) Selon quelles doxas disciplinaires croisées ces gestes se construisent-ils ? (c) Dans quelle mesure est-il possible de former à des pratiques enseignantes interdisciplinaires? Afin de répondre à ces questions, nous nous sommes appuyé sur un cadre conceptuel construit autour des théories critiques, des théories didactiques et des théories relevant des sciences du langage. Ce détour académique a permis de mener, avec le plus de rigueur possible, l’analyse des pratiques enseignantes dans les deux disciplines. Ce qu’il est ressorti c’est la prédominance d’une logique verticale dans la transmission du Savoir. Ce résultat nous a amené à mettre en œuvre deux dispositifs expérimentaux, le premier, dans un établissement scolaire et le second dans un Centre de formation.
Souidi, R. (2019). La problématique de l’enseignement des littératures arabe et française au Maroc : jalons pour une didactique comparée. https://hdl.handle.net/2078.5/92368