Les hépatites virales sont des infections qui ont été longtemps sous-diagnostiquées. Si l’hépatite A est essentiellement aiguë, l’infection par les virus de l’hépatite B et C donne le plus souvent lieu à un portage chronique et peut conduire à des complications sévères (cancer, cirrhose). Le traitement actuel des hépatites B et C repose sur interféron alpha (sous forme pégylée), combiné à la ribavirine dans le cas de l’hépatite C. Ce traitement est toutefois lourd en termes d’effets secondaires (réaction au site d’injection, syndrome grippal, troubles neurologiques, …). Dans le cas de l’hépatite B, des alternatives potentielles consistent dans l’administration de lamivudine ou d’adéfovir (sous forme de prodrogue présentant une meilleure biodisponibilité orale). Le pharmacien peut jouer un rôle-clé dans la prise en charge des hépatites. Il peut en effet donner des conseils de prévention (vaccination des populations à risque; explications des voies de transmission de ces virus), des conseils pharmaco-thérapeutiques pour améliorer l’adhérence (explications sur les risques d’effets secondaires et les moyens de les atténuer, la longueur du traitement), et des conseils relatifs au suivi (nécessité de contrôle régulier de la virémie et de la fonction hépatique et autres paramètres biologiques indicateurs de toxicité médicamenteuse).
Van Bambeke, F. (2008). L’ABC des hépatites virales. Journal de Pharmacie de Belgique, 63(1), 15-20. https://hdl.handle.net/2078.5/161491 (Original work published 2008)