Le chapitre vise deux objectifs principaux. Il s’agit d’une part, de décrire, au travers d’un travail ethnographique, les relations qu’entretiennent les enquêtées avec leur logement durant la période de confinement et d’autre part, de formuler des recommandations permettant de rendre le logement plus résilient face aux crises, et notamment pour les plus vulnérables. Différentes disciplines sont représentées parmi les contributeur-rice⋅s pour répondre à cet ambition : l’anthropologie, le droit, l’architecture et l’urbanisme. La première partie présente le cadre théorique d’analyse du logement. Il est étudié dans ses dimensions matérielles, mais aussi politiques, relationnelles et anthropologiques et, à partir de théories féministes, comme un espace de relégation, de travail et de soins, d’inégalités. Nous l’appréhendons également comme un espace « ressource » à partir duquel les habitantes peuvent déployer leur « agentivité »(agency) pour agir sur le monde et métamorphoser leurs conditions de vie.
Salembier, C., & et al. (2024). ‘Le privé est politique’: Le droit au logement réinterprété au prisme du genre et du confinement - Récits de femmes à Bruxelles et Barcelone. In Hermesse, Julie et Servais, Olivier (ed.), Déconfiner l’Europe (Karthala). Karthala. https://hdl.handle.net/2078.5/241065