(2013) Traité de Relations Internationales — ISBN: [9782724613308], 467-498, published
Files
No attached file found for this publication.
Details
Authors
Baele, Stéphane
Author
Abstract
Moins reconnu que par le passé, l’apport de la psychologie est pourtant d’une importance capitale (Druckman et al., 2009). Nous aurons donc ici pour objectif de passer en revue les différentes recherches qui, au sein de cette discipline, peuvent avoir (eu) un impact sur l’analyse des relations internationales (RI).
Bien que « de nombreux théoriciens des RI excluent les arguments psychologiques » (Goldgeier et Tetlock, 2001, p. 87), l’intérêt pour un internationaliste de se tourner vers la psychologie est multiple. Si l’on souhaite dépasser le niveau de la description et entrer de plain-pied dans l’analyse d’un événement international, il est indispensable de prendre en compte la recherche psychologique, tant cette dernière a accumulé de résultats, et va même jusqu’à proposer aujourd’hui un paradigme alternatif cohérent sur le pouvoir (voir infra). Comme le précisait déjà Ole Holsti en 1989, cette inclusion n’est pas un luxe (Holsti, 1989). Elle peut améliorer les différentes traditions des RI aujourd’hui en débat (Goldgeier et Tetlock, 2001). Elle permet en outre au monde académique francophone de prendre acte d’une passionnante dynamique de recherche – mais aussi d’enseignement (Schildkraut, 2004) – en plein essor dans le monde anglo-saxon.
Quel intérêt recèle la psychologie ? Premièrement et de façon paradoxale, l’éclatement de cette discipline, qui est tout sauf monolithique, présente de nombreux atouts. Du point de vue de ses thématiques et de ses champs d’application, elle nous éclaire en effet sur un grand nombre de phénomènes : psychologie de la religion, du travail, des organisations, etc…
Baele, S. (2013). Chapitre 21. La psychologie. In Thierry Balzacq, Frédéric Ramel (ed.), Traité de Relations Internationales (pp. 467-498). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.balza.2013.01.0467