distance du manque

Belderbos, Marc
(2012) Structures anthropiques / structures architectoniques PUCP LIMA Octobre 2012 — Location: Lima PUCP (2012)

Files

SASABELDERBOSDistancedumanque20121030DEF.pdf
  • Closed Access
  • Adobe PDF
  • 3.77 MB

Details

Authors
  • Belderbos, MarcUCLouvain
    Author
Abstract
Cet exposé tiendra dʼabord une première partie verbale dans la direction de ʻstructure anthropiqueʼ par un essai de lacis de pensée ou, si on veut, lacis de sens, ou pour une ʻcirculation du sensʼ autour de ʻQuʼest ce quʼil y a de lʼanthrope pour que se fasse de lʼarchitecture?ʻ La réponse sera simple. Lʼanthrope manque. ou Il y a le ʻmanque dʼanthropeʼ pour que lʼarchitecture se fasse. ou le sens du ʻmanque dʼanthropeʼ est suffisant pour que lʼarchitecture se fasse. Ce qui veut bien dire que ʻstructure anthropiqueʼ ne peut être un ʻa prioriʼ ou ʻstructure anthropiqueʼ nʼest pas acquis dʼemblée pour notre ʻréflexionʼ. Rien et acquis dʼemblée. Lʼanthrope manque Alors pour quoi, lʼarchitecture? Pas pour lʼanthrope. Mais Pour la tenue de lʼanthrope en son manque. Cela me semble une constante. Ma thèse de 1992 fait lʼhistoire. De ʻla tenue de lʼanthrope en son manqueʼ. Pas de lʼanthrope. Attention donc, ʻconstanteʼ est ʻlʼarchitecture est là pour la tenue de lʼanthrope en son manqueʼ mais ʻinconstanteʼ est ʻla tenue de lʼanthrope en son manqueʼ. et attention encore, 3 ʻlʼarchitecture est là pour la tenue de lʼanthrope en son manque ʼ ne veut pas dire ʻlʼarchitecture fait la tenue de lʼanthropeʼ . Non, ʻlʼarchitecture est là pour la tenue de lʼanthrope en son manqueʼ et lʼarchitecture ne fait pas la tenue de lʼanthrope. Disons simplement que il y a ʻcôtoiement obliqueʼ entre lʼarchitecture en sa tenue, et la tenue de lʼanthrope en son manque. Le sens de ʻcôtoiement obliqueʼ est ʻêtre pourʼ. Et ce sens a une direction vers laquelle il échoue. Attention aussi, il nʼa pas de sens inverse. Le côtoiement oblique est vers une direction Son sens est vers une direction. ʻlʼarchitecture est là pour la tenue de lʼanthropeʼ et lʼinverse..... nʼa pas de sens. ʻLa tenue de lʼanthropeʼ sera comprise comme ʻla circulation du sensʼ en son manque, dans son vide, ou plutôt de son ʻrienʼ. Cʼest une affaire de ʻpeut-être rienʼ. On le verra. Notons aussi pour que pour lʼanthrope il sʼagit dʼʼavoir deʼ la tenue et pas dʼʼavoirʼ la tenue. Enfin On verra que ʻla ʻtenueʼ de lʼanthropeʼ. veut indiquer un ʻavoirʼ et pas signifier de la ʻpossessionʼ, alors, ʼavoirʼ venant du latin ʻhabereʼ qui a donné aussi ʻHabiterʼ, la sentence ʻlʼarchitecture est là pour la tenue de lʼanthrope en son manqueʼ pourrait vouloir dire, comme hypothèse de pensée, lʼarchitecture est là pour que lʼanthrope, en son manque, puisse ʻhabiterʼ quelque peu Plus sèchement : Lʼarchitecture est là pour ʻhabiterʼ 4 Dans cette hypothèse de pensée, Lʼarchitecture ne fait pas lʼhabitation. Lʼarchitecture ne fait pas lʼʼhabiterʼ. Lʼarchitecture nʼest pas habitée. Lʼarchitecture est là pour habiter. Lʼarchitecture est là pour un verbe. Lʼarchitecture est là pour une opération. Lʼarchitecture est là pour ʻavoirʼ Lʼarchitecture est là pour que lʼanthrope, en son manque, puisse quelque peu habiter ses circon-stances. Lʼarchitecture est là pour que lʼanthrope, en son manque, puisse quelque peu avoir ses circon-stances. Lʼarchitecture est là pour avoir quelque peu les circon-stances. ou Lʼarchitecture est là pour avoir ʻquelque ʻchoseʼ des circon-stancesʼ. ou Lʼarchitecture est là pour avoir ʻlieuʼ. Plus que jamais la notion de ʻstanceʼ est importante puisque la circulation du sens concerne le sens et ne concerne pas le signifié ou la signification. Il nʼy a circulation du sens que de stance à stance des circon-stances. enfin, à cette question, ʻpour quoi, de lʼanthrope, y a-t-il à penser lʼarchitecture par ce temps ?ʼ- il y a évidemment le préalable que la notion de tenue de lʼanthrope est inconstante ou a une histoire ou est faite par le temps. Histoire qui par ailleurs, côtoie lʼhistoire de son ʻlieuʼ Il nʼy a plus une constante ʻanthropeʼ qui fait lʼhistoire. Nous nʼavons pas le temps pour cela aujourdʼhui. Mais disons quʼon admettra par manque de temps quʼil nʼy a pas dʼhistoire de ce que lʼanthrope en soi fait mais quʼil nʼy a que lʼinconstante ʻtenue de anthropeʼ par lʼhistoire. Ou : le temps fait la tenue de lʼanthrope. et pas lʼinverse. Ou de manière plus générale : Le temps fait le mouvement et ce nʼest pas le mouvement qui fait le temps. En fin de ce parcours nous verrons deux projets de cette pensée.
Affiliations

Citations

Belderbos, M. (2012). distance du manque. Structures anthropiques / structures architectoniques PUCP LIMA Octobre 2012, Lima PUCP. https://hdl.handle.net/2078.5/191452