Estimation de la fréquence des précurseurs de lymphocytes T auxiliaires comme test prédictif de la maladie du greffon contre l'hôte en transplantation médullaire

Winandy, Marie
(1999)

Files

247745_Winandy_These.pdf
  • Restricted Access
  • Adobe PDF
  • 10.42 MB

Details

Authors
  • Winandy, MarieUCLouvain
    author
Supervisors
Deneys, Véronique
;
De Bruyère, Marc
Abstract
Nous avons comparé la lignée murine A9.12 à la lignée CTLL-2. Toutes deux dépendent de la présence d’IL-2 pour leur croissance et servent ici à révéler l’IL-2 sécrétée par les lymphocytes T auxiliaires. <BR> Nous avons montré que la lignée A9.12 était plus sensible à la présence de très petites quantités d’IL-2 que la lignée CTLL-2. Les résultats de mesure d’IL-2 sont plus fiables et plus constant que ceux obtenus avec la lignée CTLL-2. Cette excellente sensibilité permet de détecter la présence de très petits nombres de précurseurs. D’autres équipes emploient également cette lignée pour la détection d’IL-2 dans les surnageants de pHTL. <BR> L’emploi de cette lignée pour évaluer la fonction des lymphocytes T dans d’autres maladies est envisageable (SIDA, greffe de rein ou de cœur, certaines maladies auto-immunes). <BR> Nous avons analysé la capacité de présentation d’antigène et de costimulation des cellules des patients. Nous avons montré que l’expression des molécules HLA-DR et CD80 par les cellules stimulantes n’influence par l’estimation de fréquence de pHTL donneur anti-patient. Nous avons donc réellement mesuré une réaction allogénique similaire à celle que se développe in vivo. <BR> Nous avons mis en évidence la relation entre une fréquence élevée de pHTL sécréteurs d’IL-2 et la survenue de GVHD de grade II-IV auprès de 19 patients adultes qui ont reçu une allogreffe sans élimination des lymphocytes T (p<0.008). <BR> Nous confirmons que le test pHTL est un bon outil pour détecter des différences antigéniques entre un patient et son donneur HLA-compatible. Il peu aider à la sélection du donneur ; il peut également aider dans la stratégie prophylactique car il met en évidence le risque de développer une GVHD, spécialement lorsque la greffe est pratiquée sans éliminer les lymphocytes T du greffon. <BR> Cependant, les résultats du test doivent être interprétés, étant donné l’existence de sources d’IL-2 autres que les lymphocytes du donneur (simulations réciproque et autologue) et l’emploi d’une lignée cellulaire pour révéler l’IL-2 sécrétée. <BR> C’est pourquoi ce test devrait être pratiqué dans un laboratoire de références, dont l’expérience serait mise à profit pour éviter les écueils cités dans ce travail
Affiliations
  • Institution iconUCLouvainMD/MED/MINT/SANG - Laboratoire d'hématologie

Citations

Winandy, M. (1999). Estimation de la fréquence des précurseurs de lymphocytes T auxiliaires comme test prédictif de la maladie du greffon contre l’hôte en transplantation médullaire. https://hdl.handle.net/2078.5/111053