The king can do no wrong est l’un des fondements de la tradition constitutionnelle d’origine britannique. C’est aussi le plus incompris. Ces malentendus ont de graves conséquences, la plus dramatique étant la difficulté, voire l’impossibilité, pour les citoyens de poursuivre l’État en responsabilité pour le préjudice qu’il leur a causé dans diverses circonstances. Cette conférence retrace l’évolution de the king can do no wrong dans la pensée juridique constitutionnelle d’origine britannique afin de revisiter les notions d’assujettissement de la puissance publique au droit et de l’immunité de poursuite dans la tradition de common law. Elle jette un nouvel éclairage sur notre compréhension contemporaine de la responsabilité de l’État.